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Blog de Indohyusement-inhumaine

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Indohyusement-inhumaine

Description :

Failles de l'humanité mises à jour.
Ne vous prenez pas pour ce que vous êtes et ce que l'on vous dit.
Vous êtes bien pires.

L'½il du gardien suprême vous surveille.

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La fiction par l'imagination.

L' Homme est arrivé sur Terre, sans en connaître la raison.
Depuis que l'Homme est l'Homme, il se pose les mêmes questions métaphysiques existentielles.
Qui suis-je ? Pourquoi suis-je ? D'où je viens ? Où vais-je ?
Difficile d'y répondre.
Toutes ces entêtantes interrogations poussèrent l'Homme à combler son manque de réponses par le besoin de tout classer. Ainsi naquit la "science", le "savoir".
Il a tout inventé.
Le passé, le présent, le futur.
L' Homme s'est fabriqué un espace temps dans lequel il évolue. Mais ce n'est pas réel puisqu'il a tout imaginé. On ne s'en rend pas compte car c'est très bien conçu : aucune faille visible, aucune muraille à ébrécher.
Le temps est intouchable et infini.
Comment peut-on se baser avec autant de convictions sur de purs inventions fictives ?
Seule la seconde que vous êtes en train de vivre existe et est réelle.

Le Passé.
Qu'est ce qu'on en garde ? Au fond il ne nous en reste que les conséquences. Certes, il y a les souvenirs, les journaux, les écrits. Pourtant, nous ne nous souvenons pas des moindres détails de notre vie.
Nous trions, supprimons nos souvenirs. On n'y peut rien.
Demandez à plusieurs personnes de raconter un évènement important. Vous vous rendrez vite compte que leurs récits sont tous différents. Peut-être pas de beaucoup, quelques détails seulement. Si l'on accumule les détails sur plusieurs siècles, le semblant de réalité est complètement déformé. Plus rien n'est vrai, donc rien 'est réel.
Le Passé est donc une pure fiction.

Quand au Futur, il nous permet quoi ? D'imaginer ce qui va se passer (comme si on imaginait pas déjà assez notre vie.) Il nous permet d'appréhender la suite, d'éviter quelque chose.
Mais éviter signifie que l'on s'écarte du danger pour un temps, pas qu'on l'a vaincu. Ce n'est pas parce qu'une fois dans votre vie, vous anticipez qu'une voiture puisse vous renverser, et qu'ainsi vous attendez que le petit bonhomme soit vert pour traverser, que plus jamais vous ne risquerez de vous faire renverser.
Le futur est fictif tant qu'il ne sera pas présent. Il n'est donc pas réel.

Un peu plus haut, j'ai dit que seule la seconde même où vous vivez est réelle.
Mais si l'on passe cette seconde à réfléchir au passé ou à anticipez le futur, qui ne sont pas réels, et étant donné que nous vivons dans une fiction sur laquelle de nouvelles fictions s'ajoutent, comment pourrait-on réussir à exister réellement durant une seconde qui fut le futur et qui bientôt sera le passé ?

De plus, avec tous les éléments chimiques qui nous transforment, les histoires avec lesquelles on nous baratine, que nous reste-t-il de réel ?











Indohyusement-inhumaine.
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#Posté le mardi 09 décembre 2008 13:18

Modifié le mardi 11 mai 2010 11:45

Crossing the bar

Sunset and evening star,
And one clear call for me!
And may there be no moaning of the bar,
When I put out to sea,

But such a tide as moving seems asleep,
Too full for sound and foam,
When that which drew from out the boundless deep
Turns again home.

Twilight and evening bell,
And after that the dark!
And may there be no sadness of farewell,
When I embark;

For tho' from out our bourne of Time and Place
The flood may bear me far,
I hope to see my Pilot face to face
When I have crossed the bar.



Alfred Lord Tennyson

(*-*)
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#Posté le jeudi 05 mars 2009 08:15

Modifié le mercredi 22 avril 2009 10:43

Je sais, si je vous dis, " l'Adolescence ?", vous allez me répondre: " Bah... _La crise quoi..." Mais, voici quand même une petite histoire (ici c'est une version "contrôle", donc c'est bof, mais allez.)

Adolescence.
(Thème: Être ou ne pas être.)


Matthias a 15 ans. Il est atteint d'un mal étrange : depuis peu, il voit le monde en noir et blanc...
Après l'incompréhension, survient un mal-être profond.


______Je passe mes journées dans ma chambre, assis devant la fenêtre, je contemple ce monde à la fois nouveau, à la fois morne.
Je ne reconnais plus rien, tout a changé. Autrefois tout semblait simple, je n'avais qu'à vivre, accroché aux larges mains de mes parents.
Je vivais comme dans un rêve, tout était si beau,si éclatant.
Et je me sentais si bien à leurs côtés, protégé de tout et de la réalité.
Le monde vivait autour de moi, dansant, chantant...
____Désormais, c'est moi qui vit dans le monde.
Peut-être que je rêvais vraiment et que je viens de me réveiller.
Les oiseaux me toisent, par-delà la fenêtre, posés sur une branche. je ne les regarde pas, je ne veux pas croiser leur regard, j'ai peur d'y voir le jugement de mon existence.
__Je ne sais rien, je ne connais rien. Je n'ai aucune idée de comment je suis sensé supporter ce monde ni même comment je suis sensé y avoir une place.
Que dois-je faire ? Fuir ? Affronter ?...Ne rien faire?
Mais qu'est ce qu'il m'arrive ? Pourquoi ça ?

-----------------

(Thème : Parents, on vous hait!)

Deux mois après le début de son mal, Matthias reste terré dans un mutisme profond et un isolement complet, ce qui suscite une vive inquiétude chez sa mère, qui apparemment en sait plus qu'elle n'en dit.
Cette dernière l'emmène consulter un spécialiste.



______Ma mère et moi sommes installés dans les confortables fauteuils en cuir du médecin. Je ne dis rien. J'écoute vaguement ma mère lui "expliquer mon cas", le médecin acquiesce ou renchérit par des questions... Être ici ou ailleurs, quelle différence ?
__Puis d'un seul coup, je relève la tête que j'avais machinalement baissée. Le médecin a posé son menton dans ses mains. Il ne regarde ni ma mère ni moi, il a fermé les yeux.
Ma mère quand à elle, serre fort un mouchoir entre ses doigt noueux.
Elles sait, je le sens. Elle savait avant de m'amener.
Ma mère prend la parole. Cette fois, j'écoute attentivement.
- Alors...Docteur ?
- Madame, votre fils est...atteint d'une Adolescence aiguë. Je suis navré.
Ma mère soupire légèrement. Elle savait. J'en suis certain. mais...une " Adolescence " ?
Qu'est-ce que c'est ? Je regrette de ne pas avoir écouté auparavant.
Ma mère reprend :
- Y a -t-il un traitement ?
- Eh bien vous savez, Madame, l'Adolescence, c'est une sorte de...varicelle, tout le monde l'a un jour, dans une période plus ou moins déterminée et évidemment, son intensité varie selon les personnes. En ce qui concerne votre fils, il n'y a... qu'à attendre et...espérer. Je suis vraiment désolé. Il n'est pas condamné, cela dépendra de lui. Y a -t-il des antécédents familiaux ?
- Oui. Dans la famille de mon mari. Son frère est mort d'une Adolescence; et lui-même a été gravement atteint. Nous savions que Matthias risquait d'être atteint mais...
__Elle savait ! Je n'ai jamais rien su.J'avais donc un oncle. Première nouvelle.
Tout s'enchaîne, nous sortons du cabinet et je stoppe ma mère dans la rue. Je dois lui parler, je dois lui faire avaler ma ranc½ur.
- Maman !
- Oh mon chéri ! Tu parles à nouveau ! Tu vas mie...
- Non! je ne vais pas mieux, tout empire et par ta faute ! Par votre faute à vous. Vous m'avez tout caché, pourquoi vous ne m'avez rien dit ?! POURQUOI ?
- Mon chéri, calme-toi...Nous espérions que ça ne t'arrive pas ainsi...
- VOUS N'AVIEZ PAS LE DROIT ! IL FALLAIT PRÉVOIR AU LIEU D'ESPÉRER STUPIDEMENT !
Je fais désormais front à ma mère qui est plaquée au mur.
- Chéri, tout le monde nous regarde...
- TAIS-TOI ! J'M'EN CONTRE FOUS DES AUTRES ! TOUT CE QUE JE SAIS C'EST QUE JE VAIS MOURIR PAR TA FAUTE!
Je lève mon poing et il va directement s'écraser sur le mur, à côté de ma mère. Ma rage efface la douleur de ma main broyée.
- C'EST TOI QUI MÉRITE DE MOURIR !
Elle ne bouge pas, elle tremble, terrorisée. Je la regarde en plein dans les yeux et j'ai envie de la détruire. Alors que je m'apprête à la frapper, le médecin sors en trombe dans la rue et se rue sur moi avec une seringue de calmant, suivi par les patients qui observent de loin. Les passants s'attroupent autour de moi.
L'aiguille me perce la peau et je m'affaisse, puis sombre. Tout disparait.



-----------------


(Thème : La fugue)

Un mois après l'agression de sa mère, Matthias entreprend de quitter le domicile familial, ne supportant plus la culpabilité et la lâcheté de ses parents.


____Je pars. Aussi loin que mes jambes me porteront. Quitte à mourir, je préfère que ce ne soit pas sous le regard de mes tueurs.
Je graverai leur faute partout, leur vie sera pourrie jusqu'à la fin. Ça me suffit, je n'ai pas besoin de leur cracher au visage durant mon dernier souffle.
J'ai 16 ans. Je vois défiler le monde. Je ne suis plus dedans, je suis à l'extérieur. J'ai l'impression de regarder un vieux film. Noir & Blanc.
Il est si cru, si dur, si piquant. Comment y survivre...
Mais je sais que je ne peux plus faire marche arrière.
Je sais que je ne verrai plus jamais les couleurs.




Fin
( fin si vous voulez mais c'est pas fini)
.

(J'ai eu 17.5 /20 pour ceux que ça intéresse x)

Image : Peinture de F. Bacon


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#Posté le mardi 17 mars 2009 15:28

Modifié le mardi 11 mai 2010 11:40

.

Histoire de Zombies.




_______La maison où je vis se remplit d'individus étranges. Je reste cloîtrée dans ma chambre, ils m'inquiètent. Qui sont-ils ? Exactement, je n'en sais rien, mais ils ont tous un point commun : ils sont tous atteints d'une pathologie inconnue. Je les observe et, horreur. Je les vois parcourir ou s'allonger dans les couloirs en se mangeant eux-même. Aucun sang ne coule de leur chair déchirée. Leur physionomie même est transformée, ils semblent tous si usés. Ils sont blancs, entièrement pâlis. A croire qu'ils ont pris des bains d'eau de Javel. Leurs cheveux sont en batailles, hérissés et immaculés. Leur peau pèle, se dessèche, leur bouche est fendue et éclatée. On dirait qu'ils s'effritent. Leur vêtements sont troués et également pâles. Le plus impressionnant reste leurs yeux, bleu délavés, les pupilles gris clair. Leurs paupières ne sont plus dignes de ce nom, mais qu'importe, leurs yeux restent ouverts plongés dans le vide. J'ai peur. Peur d'eux. D'être contaminée. J'ai envie de m'enfuir mais je n'ose plus sortir de ma chambre. Ils me dégoutent, j'ai envie de vomir à les voir se ronger toute la journée. Et puis un de ces Agonisants entre en trombe dans ma chambre, tenant un énorme sac qu'il s'empresse de balancer de l'autre côté de mon lit. Il dit qu'il en a marre de se les trimballer partout. Je m'approche. Des têtes. Des têtes de dizaines de personnes. Vieillards, adultes, enfants, nourrissons, entassés et dégringolant du sac. Aucune trace de sang.
L'homme raconte quelque chose, mais je n'arrive pas à me détacher des
cadavres. Je retiens qu'il les avait "récupérés du berceau de l'épidémie en Afrique pour les étudier mais que de toute façon il était condamné aussi alors à quoi bon". Ces personnes m'évoquent des Zombies.
Ils défilent dans ma chambre, je les repousse jus
qu'au dernier. Ils n'opposent aucune résistance. Sauf un, qui voulait rentrer. Mon frère, je le reconnais à peine. Il brandit ses mains vers moi, et trop tard, je ferme la porte. Je suis contaminée. A mon tour. Par mon frère.
Je suis perdue.
Je vais mourir
, certes, mais avant je vais sombrer dans la folie et me ronger jusqu'au dernier os.
L
'idée ne m'attire guère.
Et puis, je finis par entrer en contact avec d'autres jeune
s contaminés.
Il y aurait peut-être une chance de s'en tirer. Nous nous rassemblons,
et partons de la maison.
Nous nous rendons dans une planque, étrangement située dans..
.un hôtel d'un parc d'attraction.
"Au moins on ne viendra pas nous chercher ici" disa
it notre "leader".
En attendant que l'on vienne nous ouvrir les portes, je m'observe
dans les vitres. Je commence blanchir, et un bleu-gris commence à remplacer le rose de mes joues.
N
ous entrons et nous rendons dans une salle vide.
La méthode qui doit nous "sauver" c
onsiste à une sorte de méditation puissante.
Assis en tailleurs par terre, il nous faut nous
concentrer et ne penser qu'à une chose. Une seule. Et temps que nous y penserons, nous ne serons pas atteint de folie et nous ne mourrons pas.
Seul inc
onvénient, il nous faudra vivre sans peau.
Sans peau ?
Je ne comp
rends pas tous les détails, mais c'est notre unique chance.
Je n'arrive pas tout de suite à me con
centrer, j'essaye d'imaginer une vie sans peau.
E
t les images de ces gens qui se dévorent comme ils dévoreraient un poulet rôti me reviennent.
La comparaiso
n avec le poulet m'est évidente, car leur chair était semblable à de la viande blanche, cuite.
Et je pars d
ans ma méditation.
Je ne sens plu
s le temps passer.
Quand sou
dain, je me "réveille", je regarde autour de moi, tout le monde se fait réveiller tour à tour.
Puis je regarde ma peau, avec soulagement, je constate qu
'elle n'a pas encore disparu.
"
On a un antidote !" déclare un scientifique apparemment ami de notre leader.
Il nous
l'administre aussitôt, et les symptômes disparaissent l'un après l'autre.
En un quart d'heure, no
us sommes guéris.
Joie !
De courte durée.
Les médecins et chercheurs ont rass
emblés tous les Zombies survivants dans un gymnase, mais furent contaminés. Seule une bénévole, vaccinée, reste pour les soigner.
Nous décidons d'alle
r l'aider.
Dans le jardin à l'extérieur du gymnase courent bon nombre de Zom
bies, poursuivit par un autre, qui apparemment ne se suffit plus à lui-même et qui se met à dévorer les autres. Nous l'arrêtons et les reconduisons tous à l'intérieur. La bénévole nous accueille à bras ouverts.
Elle sort, nous
bloquant le passage pour rentrer. Et nous parle, nous félicite, nous exprime à quel point leur guérison est lente, mais bien là, à quel point c'est merveilleux...
"Oui, c'est vrai, toute seule, c'est difficilement gérable, m
ais vous êtes là maintenant ! Le plus difficile, reste avec Lui, vous savez, celui qui s'en prends aux autres, le pauvre...eh bien on ne peut pas le laisser sans surveillance..."
Je ne l'écoute plus. J'entends au loin des hurl
ements. Ils proviennent de l'intérieur. Elle a bien raison de parler de Lui. Il est en train de tous les dévorer.
Je la bouscule...j'ouvre la porte...e
t...trop tard.
Les corps -ou du moins ce qu'il en reste- gisent...bon nombr
e ont disparu...et
Le plafond apparaît à ma vue.
Je viens d'ouvrir les yeux
.





FIN.




Quel rêve.
En quelque sorte, il s'agit de mon premier film d'horreur.

J'en garde une nausée tout le reste de la nuit ainsi que le lendemain matin.
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#Posté le mercredi 08 avril 2009 14:29

Modifié le dimanche 12 avril 2009 13:14

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